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Actualités
Marché : le livre jeunesse cartonne !
Le saviez-vous ? Près d'un livre sur quatre achetés en France est un livre de jeunesse. L'édition jeunesse représente, à fin octobre 2009, 57,3 millions de livres, soit une hausse de 13 % en volume et de 23 % en valeur sur un an. Pour un chiffre d'affaires de 427 millions d'euros.
Le secteur représenterait ainsi 11,6 % du chiffre d'affaires total de l'édition et 19% des achats de livres.
Le salon du livre jeunesse qui se tient chaque année à Montreuil connaît lui aussi un succès croissant, signe de la vitalité du secteur.
Certes, le secteur est concentré, 12 éditeurs assurant 2/3 de l'activité, mais de nombreuses petites maisons d'édition commencent à bien tirer leur épingle du jeu.
Parmi les tendances, on note la véritable explosion des livres pour adolescents, un marché qui n'arrivait pas à exister il y a encore quelques années, pris en tenaille entre les livres pour enfants et les livres pour adultes. Romans fantastiques ou littérature légère sur la mode pour les adolescentes : le créneau se développe vitesse grand V.
Les livres pour tout-petits se renouvèlent également avec force de coffrets, doudous et produits complémentaires.
Impossible de créer dans ce domaine ? Non ! Le dernier lauréat du concours national Talents, catégorie développement, montre qu'il est possible de réussir sur des niches. Jean-Benoit Durand a en effet créé en 2004 son entreprise, La Petite Boîte, spécialisée dans l'édition régionale pour enfants.
La Petite Boîte a démarré avec la création de Normandie Junior, le seul magazine régional pour enfants. Lu aussi par les parents et les enseignants, il atteint actuellement 55 000 lecteurs. En 2006, l'équipe crée et édite des livres documentaires tels que « La Normandie racontée aux enfants », aujourd'hui déclinée dans d'autres régions. Pour assurer un modèle économique stable, la PME édite en parallèle pour des entreprises et des institutionnels, des supports de communication là encore destinés aux jeunes.
L'édition vous semble hasardeuse ? Pourquoi ne pas profiter du succès des livres pour enfants en ouvrant une librairie spécialisée ? La spécialisation est en effet pour les libraires un moyen de lutter contre la concurrence des grandes chaines et autres sites de vente en ligne.
- 10/12/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Relance : 22 000 entreprises aidées par OSEO
Entre octobre 2008 et le 15 novembre 2009, Oséo a soutenu près de 22 000 entreprises. En effet, 14 700 entreprises ont bénéficié de 3,2 milliards d'euros de prêts bancaires garantis par Oséo sur les fonds de Renforcement de la Trésorerie et pour les Lignes de Crédit Confirmé. Par ailleurs, 7 000 entreprises ont bénéficié de 2,3 milliards d'euros de financement (notamment sous forme de prêts bancairex garantis par Oséo) afin de financer leurs investissements.
Oséo relève une accalmie dans son activité de renforcement de la trésorerie, parallèlement à une reprise des investissements par les PME et ETI (établissements de taille intermédiaire). En effet, 1 300 entreprises ont été accompagnées en juillet, contre 635 en septembre et 690 en octobre. Les premiers chiffres de novembre confirment le prolongement de l'accalmie observée depuis la rentrée.
Au total, depuis le début de l'année, Oséo constate une augmentation de 44 % des garanties accordées aux entreprises en développement (près de 4 milliards d'euros garantis) et de 39 % du montant des financements (plus de 3 milliards d'euros d'accords).
Le grand emprunt, nouvelle étape ?
Dans le cadre du rapport « Investir pour l'avenir », contenant des propositions pour le futur grand emprunt, l'aide au développement des PME innovantes est un des axes majeurs, avec un montant de 2 milliards d'euros. Dans ce cadre, c'est à nouveau Oséo qui serait en première ligne. La Commission propose en effet de permettre à Oséo de changer d'échelle dans ses interventions en finançant des investissements des PME et ETI dans l'innovation, par la création d'un fonds dédié à ces activités.
Cette action se traduirait par un apport en fonds propres à Oséo de 500 M€ et par un prêt complémentaire de 1 Md€ pour lui permettre de se refinancer, somme qui viendrait s'ajouter aux enveloppes traditionnelles d'Oséo. Ce fonds fonctionnerait sur la base du co-financement, à 50-50 avec des prêts bancaires.
Plus globalement, parmi les nombreux autres axes d'investissement proposés par le grand emprunt, plusieurs fonds pourraient être créés, notamment dans les volets «Technologies énergétiques décarbonées» et «Préparer les véhicules du futur». Des perspectives pour les PME innovantes.
Pour en savoir plus : toutes les aides Oseo : www.oseo.fr
- 04/12/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Auto-entrepreneurs : près de 60 % ne font pas de chiffre d’affaires !
Les chiffres sont tombés : les auto-entrepreneurs ont déclaré 383 millions d’euros de chiffre d’affaires sur 9 mois. Derrière le succès incontestable de ce nouveau dispositif, quelle est la réalité économique de ces nouveaux chefs d’entreprise ?
Dans les toutes dernières données fournies par l’Insee et l’Acoss, ils étaient 263 400 à avoir opté pour ce statut. Cependant, tous les inscrits n’ont pas validé leur inscription au premier semestre. Il faut donc seulement se concentrer sur les quelque 147 000 auto-entrepreneurs disposant d’un compte validé à l’Ursaff, car ce sont seulement eux qui ont dû déclarer un chiffre d’affaires lors de l’échéance du 31 octobre. Ainsi, ce sont tout de même près de 60 % d’auto-entrepreneurs qui n’ont pas dégagé de chiffre d’affaires sur cette période !
Pour les déclarants, le CA du troisième trimestre atteint donc 187 millions d’euros (contre 52 millions au premier trimestre et 144 millions au deuxième).
Si l’on rapporte ces déclarations à chaque trimestre, un auto-entrepreneur en activité a donc réalisé en moyenne un chiffre d’affaires de 3 990 euros, soit 1 330 euros par mois. Non négligeable, certes, si l’on pense que nombre d’entre eux ont opté pour ce dispositif de manière à compléter leur salaire ou leur pension de retraite. Mais loin, très loin d’être encore suffisant pour un véritable chiffre d’affaires...
Selon François Hurel, fondateur de l’Union des auto-entrepreneurs et auteur du rapport ayant conduit à la création de ce régime : « Livrer un chiffre en valeur absolue sans indiquer le nombre d’heures de travail consacrées à son auto-entreprise n’est qu’une information incomplète. Le 9 décembre prochain, l’Observatoire de l’Auto-Entrepreneur (…) révèlera de façon qualitative le rapport réel entre le temps passé et le revenu des auto-entrepreneurs. Ce sera la première enquête réalisée avec ce niveau de précision. » Rendez-vous est pris !
GESTION - 30/11/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
La reprise d'entreprise facilitée
La reprise d'entreprise est une des priorités d'Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services et de la Consommation
En effet, le marché potentiel est estimé à 60 000 transmissions par an, dont 5 000 concernent des entreprises de plus de 5 salariés. Mais ce sont justement ces entreprises qui intéressent le plus les repreneurs potentiels, d'où la difficulté à accéder à ces cibles.
Pour accompagner les repreneurs, deux réseaux majeurs viennent d'unir leurs forces et leur savoir-faire : Réseau Entreprendre ® et CRA (Cédants et Repreneurs d'Affaires). Ce partenariat a pour vocation à être décliné localement par les associations Réseau Entreprendre ® et les délégations du CRA, dans l'objectif de fournir une offre de services performante au plus près des repreneurs.
Parmi les nouveautés qui aideront les candidats à la reprise, les associations de Réseau Entreprendre ® dirigeront désormais les candidats repreneurs qui souhaitent bénéficier d'une formation à la reprise vers CRA Formation. Par ailleurs, les associations de Réseau Entreprendre ® étudieront les projets de reprise transmis par CRA sous condition que ceux-ci entrent dans la cible (projets à potentiel, futures PME), et que le nouvel entrepreneur accepte la démarche d'accompagnement de Réseau Entreprendre ®. De son côté, CRA s'engage à orienter vers les associations de Réseau Entreprendre ® les repreneurs correspondant à la cible de cette structure d'aide, dans le but de les aider à formaliser leur projet et conforter leur financement (prêt d'honneur).
Ces échanges de savoir-faire devraient donc permettre de mieux accompagner les candidats à la reprise.
- 24/11/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Un nouvel accompagnement pour les créateurs
CCI-Suivi : c'est le nom du nouveau dispositif d'accompagnement des chefs d'entreprise. Le réseau des CCI-Entreprendre en France est parti du constat que la réussite et la pérennité d'une entreprise se jouent essentiellement durant la première année d'activité.
Ce dispositif a été testé avec succès, pendant un an, par 36 Chambres de commerce auprès de 400 nouvelles entreprises.
Sur le terrain, ce dispositif consiste en une moyenne de 4 entretiens entre le chef d'entreprise et un consultant expérimenté. Ces rendez-vous, aboutissant à des diagnostics personnalisés, permettent d'établir un système d'alertes. Ainsi, le consultant rédige un compte-rendu à l'issu de ces entretiens, permettant d'identifier si l'entreprise connait des difficultés (alerte rouge), ou commence à être confrontée à des problèmes nécessitant des préconisations de premier niveau (orange), ou... si tout va bien (vert). En cas de difficultés particulières, il est proposé au chef d'entreprise une rencontre avec un expert qualifié et une intervention technique complémentaire afin de mettre en place des actions correctives urgentes. Des outils de suivi (extranet, guide pratique, fiche de suivi...) permettent de garder trace de toute la démarche.
Une initiative à saluer. En effet, si la phase de création fait souvent l'objet d'un accompagnement et donc d'attention, durant les premiers mois d'activité, le chef d'entreprise se retrouve souvent seul. Et ceci alors même qu'il n'a pas encore eu le temps d'acquérir les bons réflexes, les bons réseaux, etc. Preuve de l'intérêt de ce dispositif en chiffre : grâce à ce soutien continu, 61 % des entreprises diagnostiquées "orange" ont su gérer leurs premières difficultés et renouer avec un état de fonctionnement "vert".
Pour en savoir plus : http://www.cci.fr.
GESTION - 09/11/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Embarquez pour la Transat des Entrepreneurs !
Dans le cadre des Journées de l’Entrepreneur (du 16 au 22 novembre), qui ont pour but d’encourager l’esprit d’entreprise en France, un événement original est organisé, la Transat Oséo des Entrepreneurs. Il s’agit d’un jeu de navigation en ligne. Elle permettra aux joueurs de participer virtuellement à l’une des plus importantes compétitions de voile : la Transat Jacques Vabre.
Ce jeu est basé sur le principe de Virtual Regatta, organisé lors de la dernière édition de la transat Jacques Vabre, et qui avait « accueilli » plus de 350 000 participants sur son site.
Cette régate en ligne des entrepreneurs sera lancée le 8 novembre, le jour même du départ de la Transat Jacques Vabre.
Son fonctionnement ? Outre le jeu « classique » où chaque entrepreneur devra allier stratégie et tactique pour faire avancer son bateau, des conseils sur le monde des entrepreneurs et des clés de performance mentale issues de la haute compétition sportive seront donnés. Les participants pourront ainsi d’enrichir leur réseau et créer des liens avec d’autres entrepreneurs. Ils pourront aussi sur cette plate-forme de jeu découvrir les ressources et structures d’accompagnement existant en France, pour créer, développer et valoriser son activité, notamment grâce à de nombreux quiz et animations qui ponctueront la course et permettront de gagner des points.
En pratique : ce jeu gratuit est ouvert à tout porteur de projet ou chef d’entreprise. La course débute le 8 novembre et s’achèvera vers le 22 novembre, date de clôture des Journées de l’Entrepreneur 2009. Les prix seront remis aux gagnants le 3 décembre prochain.
Pour participer : www.transat.oseo.fr
Pour découvrir le programme des Journées de l’Entrepreneur : www.journees-entrepreneur.fr.
- 02/11/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Création d’entreprise : vers un baby-boom ?
+ 101 % ! C’est la progression record du nombre de créations d’entreprise en septembre 2009 par rapport à septembre 2008. Ces données, tout juste livrées par l’Insee, confirment la forte croissance amorcée depuis le début de l’année. En septembre 2009, 52 650 entreprises ont été enregistrées, contre 26 221 en septembre 2008. Ainsi, un nouveau record a été battu durant les trois premiers trimestres de l’année : 425 769 créations d’entreprise ont été enregistrées dont 230 649 auto-entrepreneurs. Au regard des neuf premiers mois de 2008, le nombre de créations d’entreprise a augmenté de 65 %.
Tous les secteurs d’activité ont enregistré une forte croissance du nombre de créations d’entreprise entre les neuf premiers mois de 2009 et les neuf premiers mois de 2008. Cependant, les activités de type commerce et de type services (respectivement + 64 % et + 77 %) connaissent une hausse nettement supérieure à celle des activités secondaires (industrie et construction) qui s’élève tout de même à + 42 %. Ce sont les activités « arts, spectacles et activités récréatives » qui explosent, avec une hausse de 177 %, puis les services à la personne qui enregistrent une hausse de 169 %, suivis par les services liés à l’éducation (soutien scolaire, etc.) à 166 %Seule exception à cette progression : l’immobilier dont le nombre de création a diminué (-14 %).
Les auto-entrepreneurs en tête d’affiche
Si ces données sont valables pour l’ensemble du territoire, 3 régions ont toutefois connu un dynamisme plus important que les autres : le Poitou-Charentes (+86 %), le Centre et la Basse-Normandie (+80 % chacune).
De janvier à septembre 2009, le nombre d’immatriculations au répertoire Sirene sous forme d’entreprise individuelle a plus que doublé au regard des neuf premiers mois de 2008 (314 823 de janvier à septembre 2009 contre 133 085 pour la même période en 2008) ; près des trois-quarts des dirigeants de ces entreprises individuelles ont choisi le régime d’auto-entrepreneur. Sur la même période, les immatriculations sous forme de société ont vu leur nombre diminuer de 11 %, de même que les EURL (sociétés unipersonnelles) avec - 22 %.
Contrairement à la tendance des derniers mois, les créations d'entreprise en septembre n'ont pas été uniquement tirées par les auto-entrepreneurs. Ainsi, 24 500 créations d'entreprise hors "auto-entrepreneurs" ont eu lieu en septembre, soit une progression de 21 % sur un mois. Ce chiffre reste toutefois inférieur de 8 % par rapport à septembre 2008.
Mais ce dynamisme doit être pondéré. En effet, septembre a été le deuxième mois le plus noir pour les faillites en France avec 6 598 défaillances d’entreprises, un chiffre en hausse de 12% par rapport au même mois de 2008, selon l’assureur-crédit Coface. De son côté, le chômage, lui, poursuit son envol. Les bons chiffres de la création seraient-ils en trompe-l'œil ? Seuls les mois à venir, avec les données de l’activité de ces nouveaux créateurs, pourront dire si ce baby-boom de la création évoluera vers un véritable phénomène « génération entreprise ».
- 28/10/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Portrait robot de l'auto-entrepreneur
Ils sont plus de 200 000, font régulièrement l'objet de reportages économiques et restent encore méconnus. Qui sont-ils ? Les auto-entrepreneurs ! Un vrai phénomène, que des études et sondages commencent à vouloir analyser. La dernière enquête en date, réalisée par Ciel, éditeur de logiciels pour auto-entrepreneur, fournit des éléments de réponse à plusieurs questions.
Qui est l'auto-entrepreneur ?
Si le profil type de l'auto-entrepreneur est assez proche du créateur classique, il est toutefois plus masculin, plus diplômé et exerce davantage dans les services. En effet, il s'agit d'un homme à 77 % alors que le taux avoisine les 70 % pour la création classique. Son âge moyen ? 40 ans.
L'auto-entrepreneur est relativement peu diplômé (52 % ont au maximum un niveau bac). Cependant, il est plus diplômé que le créateur classique (45 % sont d'un niveau CAP-BEP ou autodidactes). En revanche, les auto-entrepreneurs sont plutôt expérimentés. Plus de 60 % d'entre eux ont plus de 10 ans d'expérience professionnelle (dont 32 % ont plus de 20 ans d'expérience).
Près d'un tiers (28 %) des auto-entrepreneurs salariés au moment de la création de leur activité ne le sont plus une fois devenus auto-entrepreneurs. La moitié des personnes (49 %) qui étaient en recherche d'emploi au moment de se lancer, déclarent ne plus être en recherche une fois devenus auto-entrepreneurs. L'enjeu pour la plupart est donc de faire de leur activité développée sous ce statut une activité principale. Enfin, 60 % des sondés n'auraient pas créé leur activité si ce régime n'avait pas existé.
Quelle activité ?
Plus des 2/3 exercent une activité dédiée aux services, soit 20 % de plus qu'en création classique. 13 % exercent une activité de vente. Ce nouveau régime est parfaitement adapté à ce type d'activité de service, nécessitant peu d'investissements, pas de locaux commerciaux, compatible avec les plafonds de CA…
Pourquoi ce statut ?
Le nouveau régime auto-entrepreneur séduit par sa simplicité et le peu de risques d'engagement pour l'entrepreneur. En effet, la simplicité du régime compte parmi les premiers éléments de motivation pour devenir auto-entrepreneur, tant sur le plan des démarches à réaliser (81 %) que sur la simplicité fiscale (73 %). Par ailleurs, la prise de risque limitée (conservation du statut salarié, test de son activité) semble être également un facteur de choix pour ce régime.
Quelle préparation ?
62 % des auto-entrepreneurs se lancent sans étude préalable de leur activité (business plan, étude de marché, etc.) ! Ils basent leur confiance sur leur expérience et leur instinct. Une donnée qui peut présager des difficultés d'adéquation avec le marché… Pour le démarrage de l'activité, 55 % des auto-entrepreneurs ont investi moins de 500 €, quasi exclusivement par apport personnel (87 % des répondants). Cela peut s'expliquer par des activités très orientées vers le service ne nécessitant pas de gros investissements. Mais ce faible niveau d'investissement de départ peut aussi augurer des difficultés financières pour développer l'activité.
Pour quel résultat ?
Le temps écoulé entre l'inscription au régime et le démarrage commercial de l'activité (prospection/vente) est très rapide avec 83 % en moins de 3 mois. Au vu du faible nombre moyen de factures mensuelles (80 % réalisent moins de 10 factures par mois), les auto-entrepreneurs travaillent avec un nombre limité de clients et/ou réalisent peu d'actes de vente.
Quelles difficultés ?
Leur principale difficulté : trouver des clients. En effet, 43 % déclarent avoir des problèmes dans la constitution et le développement de leur clientèle. En outre, 19 % éprouvent des difficultés à établir leurs tarifs. Ce qui s'explique notamment par l'absence de préparation préalable et un manque de « fibre commerciale ».
Quel avenir ?
L'auto-entrepreneuriat n'est pas vu comme une activité au rabais ! Seuls 32 % des auto-entrepreneurs veulent utiliser ce régime pour compléter leurs revenus. Les deux autres tiers souhaitent vivre de leur nouvelle activité. En revanche, 72 % envisagent de rester auto-entrepreneurs dans un an et ont peu ou pas d'ambitions à se développer, 18 % souhaitant passer au stade supérieur en transformant leur activité en statut classique. La transition vers une activité plus importante n'est donc pas pour le moment une priorité. Mais ils n'en sont qu'à leurs débuts...
Quelles évolutions demandées pour ce nouveau régime ?
Près d'1/3 des auto-entrepreneurs (31 %) souhaitent avoir un n° de TVA intracommunautaire afin de pouvoir exercer leur activité à l'étranger (export) ou procéder à leurs achats avec des fournisseurs étrangers (import).
Dernière donnée : 48 % des auto-entrepreneurs n'ont pris aucun conseil (Chambre de commerce, expert-comptable, etc.) avant de se lancer. Or, l'accompagnement est un facteur de succès. Et l'auto-entrepreneuriat ne devrait pas y faire exception...
- 23/10/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Étude mondiale de management : la France à la traîne ?
La crise, un vecteur de changement ? C’est en tout cas l’objet d’une vaste étude menée par The Economist Intelligence Unit (réseau d’analystes économiques) auprès de 561 décideurs européens et américains.
Pour savoir si la crise a engendré de nouvelles stratégies, l’étude se penche tout d’abord sur les mesures prises par les entreprises. 60 % des entreprises ont maintenu, voire accéléré, leurs programmes de changement. 66 % des dirigeants déclarent profiter de cette période de crise pour engager des programmes de changement difficiles.
Les 3 principaux programmes menés au cours de la crise sont la réduction des dépenses (65 %), le licenciement (54 %), et la réorganisation (40 %). 58 % des personnes interrogées avouent avoir mis l’accent sur le très court terme. Pour 59 % des personnes interrogées, la crise a permis de révéler des insuffisances en interne.
Le roi cash est-il de retour ? C’est un des enseignements tirés de l’étude. En effet, pour 66 % des personnes interrogées, la réduction des coûts est la principale motivation des programmes lancés ces 12 derniers mois. Tout se qui peut générer du cash rapidement est devenu prioritaire. La profitabilité et les gains générés sont les 2 premiers critères de mesure de succès d’un programme de changement. Conséquence immédiate : le changement de comportement et la satisfaction des employés ou des clients ne sont pas prioritaires.
La France, un cas à part ? Les dirigeants français semblent en effet se distinguer de leurs homologues sur plusieurs points.
Avec 40 % de réponses, les dirigeants français ont plus suspendu ou réduit leurs programmes en cours à cause de la crise que le reste du monde (33 %). Quand on demande aux dirigeants si la crise peut révéler des axes d’améliorations internes, la France est la seule à ne pas atteindre les 50 % de réponses affirmatives. Si le panel français reconnaît, comme les autres, avoir profité de la crise pour engager un programme qu’il aurait eu plus de mal à mener en temps normal… l’écart est tout même de 10 points entre la France (56 %) et le reste du monde. Comme pour tous les autres pays, la France évoque « la baisse des coûts et la flexibilité » comme premières motivations.
Le fait marquant : la France est le seul pays où les dirigeants ne sont pas en mesure de se prononcer avec précision sur les stratégies adoptées ! Un tiers ne savent pas ce qui a été fait et plus de 40 % ce qui sera fait ! Avec un taux de réussite de seulement 23 %, la France est bonne dernière. Les causes d'échec ? Le manque de structure, d’engagement du management, la mauvaise communication et une résistance au changement. À la question des objectifs attendus de ces nouveaux mode de management, le panel français met en avant, comme ses homologues européens et américains, des critères financiers : le profit et les gains générés. À noter, seule la France place « la satisfaction client » dans le Top 3. En clair, les managers français semblent certes moins réactifs que les autres, moins à même de prévoir des stratégies à long terme, mais plus soucieux de leurs clients. Pas si mal !
- 23/10/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Un kit spécial Grippe A pour les PME
Face à la Grippe A, nous ne sommes pas tous égaux. Les organismes les plus forts sont plus résistants… et les grandes entreprises aussi ! Pour aider les PME et les indépendants à faire face au virus, le secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat et des PME, Hervé Novelli, a dévoilé il y a quelques jours la sortie d'un kit Grippe A spécifiquement conçu pour les PME.
Le kit « Stop aux virus de la grippe » propose des conseils pratiques : les mesures d'hygiène des mains ; les gestes pour limiter les risques de transmission ; comment s'organiser pour que l'entreprise puisse poursuivre son activité ; quatre questions pour aider le chef d'entreprise à préparer son entreprise à une pandémie d'une durée de trois semaines. Outre ces fiches pratiques, le kit contient aussi une affichette sur les mesures d'hygiène en entreprise en pandémie grippale et une affichette sur « les gestes simples » que les dirigeants peuvent utiliser pour informer leurs salariés.
Ce kit sera distribué par les réseaux professionnels (CGPME, Union des Artisans, CCI, etc.). Mais il est également téléchargeable sur internet, afin d'atteindre le plus grand nombre d'entrepreneurs.
Pour télécharger le kit : http://www.entreprises.gouv.fr/pdf/kitgrippeAentreprise.pdf
- 23/09/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Marché des seniors : un salon et une innovation
Le marché des seniors maintient son dynamisme et fait rêver plus d'un chef d'entreprise. En effet, 1 consommateur sur 2 a plus de 50 ans ! Ces 21 millions de Français de plus de 50 ans représentent 48 % de la consommation en France. Mieux encore, il s'agit d'une cible à fort pouvoir d'achat : les plus de 50 ans ont 38 % de revenus en plus que les moins de 50 ans, avec, en outre, une stabilité de revenus assez atypique.
Cependant, les seniors ont des réflexes d'achat différents, moins instinctifs. Pour les convaincre, la réputation, les garanties sont indispensables. D'où l'intérêt pour les chefs d'entreprise surfant sur ce créneau de se faire connaître via des salons dédiés. C'est le cas par exemple du Salon des seniors, un des plus grands rendez-vous sur cette cible avec 30 000 visiteurs. Les inscriptions pour devenir exposant lors de ce salon qui se tiendra en mars 2010 sont ouvertes. Pensez-y !
E-lio, innovation en quête d'investisseurs
Une illustration des potentialités offertes par ce marché avec e-lio. E-lio est un nouveau produit qui devrait faire parler de lui. Cet outil destiné au marché des seniors est enfin lancé sur le marché. Nous vous présentions il y a quelques mois la société innovante à l'origine de cette idée, Technosens.
Après deux années de recherche et développement, récompensé par le ministère de la Recherche et le Trophée National du Grand Âge, Technosens débute aujourd'hui la commercialisation.
Grâce à e-lio, la télévision se transforme en une plateforme de communication, d'échanges et de services interactifs, pour le bien être, la santé, les loisirs et la sécurité des personnes dans leurs lieux de vie. Technologie brevetée, e-lio est le terminal d'une architecture logicielle permettant d'intégrer un ensemble de contenus et de périphériques orientés santé et sécurité. E-lio se compose d'un combiné (téléphone/télécommande), d'une centrale intelligente reliée à la télévision par la Péritel et à Internet et d'un capteur vidéo de nouvelle génération. Parmi les applications : réduction des distances et informatisation de la chambre du résident en établissement d'accueil, accès à de nombreux services interactifs à domicile, par exemple.
La société a prévu la première étape de son déploiement commercial en proposant son produit aux maisons de retraites, la solution sera proposée aux particuliers dans un second temps.
Afin de lancer la fabrication à grande échelle d'E-lio, la société procède aujourd'hui à une levée de fonds. Elle recherche donc des investisseurs pouvant entrer au capital de la société pour un apport à partir de 100 000 euros, avec effet de levier immédiat.
Pour en savoir plus :
Salon des seniors : http://www.salondesseniors.com
Technosens : http://www.technosens.fr. Contact : Thierry Chevalier : thierry.chevalier@technosens.fr
- 22/09/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Auto-entrepreneurs : premier bilan en demi-teinte
Ces chiffres étaient attendus avec une certaine impatience. Car ils permettent d'avoir une vision plus claire du phénomène auto-entrepreneur. Si ce nouveau statut a remporté un succès indéniable, leurs chiffres d'affaires démontrent que l'activité ne suit pas forcément.
En effet, selon les données publiées par l'Urssaf, pour les premiers auto-entrepreneurs déclarants, le chiffre d'affaires représente 4 700 euros en moyenne pour le 1er trimestre.
Parmi les quelque 70 000 inscrits à fin mars, 29 800 ont déclaré un chiffre d'affaires entre la date de leur immatriculation et fin juin, soit 42,6 %. Ainsi, seuls 4 auto-entrepreneurs sur 10 ont finalement déclaré une activité.
Au total, les encaissements se sont élevés à 180 millions d'euros. Ces résultats montrent aussi une montée en puissance : 54 millions d'euros ont été déclarés au titre du premier trimestre, puis 126 millions d'euros au titre du deuxième trimestre. Sur l'ensemble du semestre, l'activité des auto-entrepreneurs a généré 31 millions d'euros de cotisations sociales.
Selon l'Union des Auto-Entrepreneurs, « 4 700 euros par trimestre équivaudront vraisemblablement à près de 20 000 euros par an. Quel salarié, étudiant ou retraité souhaitant compléter son activité, refuserait ce supplément de revenu, fruit de son initiative ? De même, dans cette période difficile, quel chômeur, bénéficiaire du RSA ou jeune sans emplois, refuserait une telle opportunité ? »
Certes. Mais il reste une réalité : un tel chiffre d'affaires montre que les activités créées sous ce statut sont en majorité des activités d'appoint et non une activité principale.
De son côté, François Hurel, « père » de ce dispositif, s'enthousiasme : « Cette montée en puissance est encourageante » et rappelle que « chaque entreprise croît à sa vitesse. Il en est de même pour les auto-entrepreneurs. Les interprétations sur ce nouveau régime doivent prendre en compte ces éléments. »
Bien évidemment, avant de jeter bébé avec l'eau du bain, rappelons que ce bilan n'est qu'une « photographie » de 6 mois d'activité. Et qu'un bilan classique d'entreprise se fait au bout d'un an. Encore un peu de patience, donc.
- 21/09/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Club PME : un nouvel outil pour innover
Dynamiser les échanges entre recherche publique et PME : c'est la mission du Club des PME. Cette structure vient d'être lancée par l'INRIA, l'Institut national de recherche en informatique et automatique.
Ce club s'adresse aux entreprises souhaitant innover dans le domaine des sciences et technologies de l'information et de la communication. Les adhérents ont accès à un portail web, club-pme.inria.fr, où seront accessibles des appels d'offres, des appels à collaboration, des invitations à des animations dans les pôles de compétitivité ainsi que des opportunités de transfert de technologies.
Vous pourrez également y trouver de nombreux CV de jeunes diplômés, souvent des ingénieurs passés par l'Inria lors de leur doctorat ou leur post-doc.
Pour Philippe Gesnouin, l'animateur de ce Club des PME, « il s'agit de créer un réseau de personnes qui ont envie de travailler ensemble et de s'échanger des informations. Les PME nous rendront ainsi plus conscients des besoins du marché et des attentes sociétales, devenant alors des partenaires incontournables pour développer et transférer nos technologies. » L'adhésion au Club est gratuite mais doit faire l'objet d'une acceptation de l'institut.
C'est l'occasion pour les chefs d'entreprise de mieux connaître l'Inria. L'Institut a en effet pour ambition de concilier recherche scientifique et développement économique à travers une politique de transfert de connaissances, de compétences ou de technologies entre laboratoires et entreprises. Ainsi, dans chaque centre Inria, les chargés de partenariat et de projet d'innovation entretiennent des relations avec les acteurs locaux de l'innovation (pôles de compétitivité, PME, organismes financeurs…). Au contact quotidien avec les équipes de recherche, ils ont une parfaite connaissance des projets menés et peuvent ainsi déceler des opportunités de transfert. L'Inria a même lancé des I-Lab, laboratoires communs PME-équipe INRIA. En bref, des moyens et des connaissances qui n'attendent plus, ou presque, que des entrepreneurs pour les développer !
Pour en savoir plus et adhérer au Club des PME : http://www.inria.fr
- 09/09/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Mode, design, métiers d'art : un Grand Prix pour les créateurs
Vous êtes créateur d'entreprise mais aussi créateur tout court ? La mode, le design, les métiers d'art sont votre passion tout autant que votre métier ? Alors faites-vous connaître ! La Ville de Paris lance le 1er septembre les « Grands Prix de la Création 2009 ». À la clé, 8 000 euros et un soutien pour vos créations.
Ces prix concernent 3 disciplines : la mode, le design et les métiers d'art. Ils distinguent trois créateurs débutants (en activité depuis moins de trois ans) et trois créateurs confirmés (en activité depuis plus de trois ans), pour l'ensemble de leurs travaux, travaillant en France depuis au moins trois ans.
Pour participer, chaque postulant doit transmettre au secrétariat des Grands Prix une fiche de candidature fournie par les Ateliers de Paris ou à télécharger sur www.economie.paris.fr et sur www.ateliersdeparis.fr. Elle comportera un curriculum vitae détaillant le parcours de création, mentionnant le statut actuel et le projet professionnel. Le candidat joindra également quatre photographies couleur représentatives de son travail.
Après la clôture des pré-inscriptions, un Comité de présélection se réunira, constitué de personnalités qualifiées. À l'issue de cette présélection, les candidats retenus devront préciser la nature des objets (au maximum deux press-books et deux objets) qui seront présentés aux membres du jury qui se réunira courant novembre dans les salons de l'Hôtel de Ville.
Un lieu d'échange et de création
Au-delà de ce concours, n'hésitez pas à vous rapprocher des Ateliers de Paris, situés au cœur du Faubourg Saint-Antoine, dédiés au développement des entreprises d'artisanat d'art et de création. Cet espace se veut un lieu de promotion, d'échanges et de rencontres pour les professionnels du secteur. Il contribue à la constitution de réseaux pour mutualiser les moyens et les relations d'affaires indispensables au développement de l'activité des créateurs. Vous y trouverez un pôle ressources pour accueillir, informer et accompagner les entreprises et les futurs entrepreneurs.
C'est aussi un lieu d'hébergement de porteurs de projet. Les Ateliers de Paris accueillent en effet, depuis 2006, six porteurs de projets pour une période moyenne de six mois, renouvelable une fois. Des services partagés et le bénéfice d'un accompagnement sur place leur permettent de mettre au point un projet, de définir un nouveau concept. Un vrai cocon pour la création !
En pratique :
Où : Les candidatures sont enregistrées au Secrétariat des Grands Prix aux Ateliers de Paris, établissement de la Direction du Développement Économique et de l'Emploi, 30 rue du Faubourg Saint-Antoine - 75012 Paris.
Quand : L'ouverture des pré-inscriptions aux Grands Prix de la Ville de Paris est prévue du 1er au 30 septembre 2009.
Pour en savoir plus : www.ateliersdeparis.fr
- 28/08/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Mamans créatrices : un phénomène... et un réseau !
C'est un phénomène qui va grandissant : de plus en plus de jeunes mamans profitent de leur maternité pour créer leur entreprise. Surprenant ? Pas tant que ça. En effet, la maternité est un moment de distanciation par rapport au monde du travail, de bilan sur le passé et de questionnement sur le futur. La création d'entreprise est ainsi souvent un aboutissement naturel pour des mamans désireuses de se lancer dans une nouvelle vie personnelle mais aussi professionnelle. Un atout de plus dans la poche kangourou de ces mamans chefs d'entreprise : le statut d'auto-entrepreneur, qui peut se révéler particulièrement adapté à leur situation.
Mais comment se lancer ? Comment gagner en crédibilité face au sourire parfois goguenard des banquiers ? Comment sortir de l'isolement et démarrer une vraie activité entre biberons et business-plan ? Pour soutenir les mamans créatrices, c'est une des leurs qui s'est lancée : Anne- Laure Constanza. Enceinte de son fils Oscar, Anne-Laure Constanza, qui développait des filiales de maisons de luxe en Asie, lance un site de vente de robes et autres accessoires pour femmes enceintes, Envie de fraises, qui rassemble 2 ans après sa création plus de 60 000 clientes. Elle a créé le réseau des Mompreneurs, dans le but d'aider les jeunes mamans chefs d'entreprise dans leurs démarches de création d'entreprise. Elles y trouveront informations et soutien afin de concilier au mieux vie professionnelle et vie privée.
Ce réseau organise le 7 octobre prochain, au sein du salon Micro-entreprise à Paris, la remise des Prix de la Mompreneur de l'année. Faites vite, car les inscriptions se clôturent le 20 septembre prochain ! Pour participer, vous devez déposer votre candidature sur le site www.mompreneurs.fr. Les critères ? Vous devez être une maman créatrice d'une entreprise immatriculée depuis moins de 2 ans. Au final, la lauréate recevra notamment un coaching « business plan », des bons d'achat, de la visibilité médiatique, une prestation d’une journée de création graphique/identité visuelle par un web designer.
Cette journée du 7 octobre sera également l'occasion pour toutes les mamans intéressées par la création d'entreprise d'assister à des conférences : décryptage du phénomène « Mompreneurs » et success stories, atelier interactif « Se lancer avec des enfants en bas âge» , « Mompreneurs, 30 minutes pour vendre facilement sur internet et accroître vos revenus ».
Pour en savoir plus : http://www.mompreneurs.fr
- 28/08/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
La médiation du crédit prolongée jusqu'en 2010
Le dispositif de la médiation du crédit, créé pour aider les entreprises qui ont des difficultés de trésorerie et de financement, a été prolongé jusqu'au 31 décembre 2010. Cet accord a été signé par Christine Lagarde, ministre de l'Economie, René Ricol, médiateur du crédit, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et des dirigeants d'établissements bancaires.
Signe que ce dispositif est non seulement nécessaire mais qu'il a fait ses preuves depuis sa création. En effet, en 9 mois, 14 000 entreprises ont saisi la médiation. 1,16 milliard d'euros de financement ont été débloqués. L'action du médiateur a permis de conforter 6 015 sociétés et de préserver près de 120 000 emplois.
Près de 90 % des dossiers déposés ont été acceptés en médiation, 9 000 d'entre eux sont à présent instruits et clos, dans deux cas sur trois positivement dans l'intérêt des entreprises et de leurs partenaires financiers.
Cet accord prolongeant la durée de fonctionnement de la médiation est donc une bonne nouvelle pour les entreprises en difficulté, les pouvoirs publics ayant bien compris l'utilité du dispositif. La médiation pourrait même être prolongée au-delà du 31 décembre 2010 en cas de besoin. Dans le cas contraire, les entreprises auront à leur disposition un outil de médiation allégé s'appuyant dans une large mesure sur les services de la Banque de France.
Contact : http://www.mediateurducredit.fr
GESTION - 20/08/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Seniors : un marché et des idées
En France, le nombre de personnes de plus de 55 ans va augmenter de 9 % d'ici 2010, et de 30 % d'ici 2020 pour passer d'une proportion de 1 Français sur 4, à 1 sur 3 ! Plus encore, cette proportion sera proche de 1 sur 2 en Italie et en Espagne !
En outre, les plus de 55 ans présentent aussi un revenu et un capital plus élevés que la moyenne. Ainsi, le niveau de vie moyen des plus de 50 ans est supérieur de 28 % à celui des moins de 50 ans (source CERC). Ils représentent 60 % du patrimoine des ménages, 75 % des portefeuilles boursiers et 72 % des contribuables à l'ISF. Mais, surtout, les seniors ont des besoins et des demandes spécifiques. Un vrai créneau pour des créations de concepts originaux. Car, derrière le secteur des services à la personne, de nombreuses demandes sont encore loin d'être satisfaites.
Ainsi, côté logement, des demandes alternatives aux maisons de retraites s'accroissent. Dans cette idée, les logements intergénérationnels devraient se développer. Ces logements sont des locations mêlant étudiants et seniors. Quelques indépendants précurseurs se lancent aussi dans l'accueil 24 h sur 24, chez eux, de 2 à 3 personnes âgées. L'accueillant est employé par la personne accueillie sur la base d'un prix de journée fixé par un décret. La personne accueillie dispose d'une chambre individuelle et partage la vie quotidienne de la famille. Toute personne ou tout couple peut devenir accueillant familial sous réserve de l'agrément et de la formation délivrés par le conseil général. Un entretien d'information, une évaluation des motivations du candidat et une visite à domicile sont réalisés par des professionnels médico-sociaux. Un avis est ensuite rendu au Président du Conseil général, seul habilité à délivrer l'agrément, d'une durée de 5 ans.
Autre idée : celui de l'adaptation des logements en fonction des besoins des seniors. En effet, 4 000 personnes âgées de plus de 65 ans décèdent chaque année en France des conséquences liées à une chute, dont la majeure partie survient à leur domicile. C'est sur ce constat qu'est née Adapt'06, une société niçoise de travaux spécialisée dans l'adaptation des logements seniors. Son créateur, Pierre Chapelot, a imaginé le « BTP gériatrique ». Adapt'06 se propose donc d'adapter les logements des individus à mobilité réduite. Ce secteur devrait être boosté par de nombreuses aides financières incitant les particuliers et les entreprises à réaliser leurs travaux d'adaptation des habitations ou locaux professionnels.
Si les besoins des seniors sont particuliers, cela concerne aussi tout simplement leur consommation quotidienne. C'est ainsi qu'est née Hojo, en mai 2008. Hojo est la toute première boutique de France entièrement destinée aux seniors. Ce magasin pilote, ouvert par Franck Demaison, propose plus de 800 articles bien-être, plaisir, santé, loisirs, etc.
Hojo s'inspire du concept de la « Tienda del Abuelo » (la boutique du grand-père), un réseau hispanique de franchises consacré à l'univers des seniors.
Ainsi, les seniors trouveront dans ce nouveau lieu de grands volumes, des allées de circulation plus larges, des hauteurs de présentation et un étiquetage adaptés.
Implanté à Lyon, le concept devrait se développer sous forme de boutiques franchisées ou de corners spécifiques dans les grands magasins. Hojo devrait poursuivre sa croissance en couvrant les 35 premières villes françaises d'ici 2012.
En savoir plus :
www.adapt06.fr
www.hojo-generationseniors.fr
- 17/07/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
PME : une assurance prospection export plus accessible
L'export, vous y pensez mais les démarches vous semblent trop complexes ou trop coûteuses ? Voici un dispositif qui devrait vous séduire. La Coface et l'OSCI (Organisation des Opérateurs Spécialisés du Commerce International) viennent en effet de signer un partenariat.
Celui-ci devrait permettre aux PME un recours facilité à des compétences professionnelles externes en matière de conseil, de stratégie et de mise en œuvre de leur démarche export.
Parmi ces outils, les chefs d'entreprise peuvent trouver l'assurance-prospection, gérée par Coface. Cette assurance a pour objectif d'encourager les entreprises, notamment les PME, dans leur recherche de marchés à l'étranger, en les assurant contre les risques d'échec et en leur permettant d'avoir accès à une société de conseil et d'accompagnement à l'international. Ici, le risque financier relatif à cet investissement est assuré. Actuellement l'assurance-prospection permet à des centaines de chefs d'entreprise de devenir exportateurs avec des risques financiers réduits.
Comme le note Gilles Remy, président de l'OSCI : « En facilitant le recours à des compétences externes, Coface va permettre aux chefs d'entreprise de mieux s'appuyer sur une expertise et un savoir-faire opérationnel dont ils ne disposent pas nécessairement en interne. Alors que dans les faits, la part assurable ne dépassait pas jusqu'alors les 30 %, elle pourra aller jusqu'à 75 % la première année, 60 % la deuxième et 50 % la troisième. Les PME pourront ainsi se concentrer sur leur cœur de métier et développer sur le moyen terme leur stratégie export en s'appuyant sur des spécialistes reconnus. »
Quand on est chef d'une PME, il n'est pas facile de s'adresser aux bons spécialistes exports. Cette convention devrait les éclairer. En effet, Coface souhaite s'appuyer sur le professionnalisme des sociétés d'accompagnement à l'international reconnues. Pour garantir cette expertise, la profession a mis en place une charte de qualité comprenant notamment un Code de déontologie, une assurance Responsabilité civile professionnelle et un label de qualification OPQCM.
En outre, Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État au Commerce extérieur, a annoncé mardi 16 juin, à l'occasion du salon Planète PME, une réforme du dispositif de l'assurance prospection, afin de faciliter l'accès au plus grand nombre d'entreprises : « J'ai souhaité améliorer ce dispositif afin que plus d'entreprises en bénéficient. À partir d'aujourd'hui, les entreprises de taille intermédiaire réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 500 millions d'euros, peuvent bénéficier de l'assurance prospection. »
En plus de l'assouplissement des conditions d'éligibilité à l'assurance prospection, deux mesures ont été prises pour répondre aux demandes des PME françaises :
- un service moins cher pour les entreprises : la prime payée par les entreprises utilisatrices a été réduite d'un tiers, passant de 3 % à 2 % du budget annuel garanti.
- une instruction accélérée des dossiers : les demandes inférieures à 50 000 euros, c'est-à-dire une demande sur deux, seront traitées en moins de 48 heures.
Ce dispositif permet de prendre en charge les frais que l'entreprise engage pour sa démarche de prospection de la zone garantie, par exemple les études de marché, les conseils juridiques et fiscaux concernant les pays couverts, les déplacements et frais de séjour à l'étranger des délégués de l'entreprise, le recrutement, formation, salaires et charges sociales du personnel recruté pour la création d'un service export ou son extension, etc. Un vaste panel à découvrir et à exploiter d'urgence pour booster votre croissance en explorant de nouveaux marchés.
Pour en savoir plus : www.tradexperts.fr et www.coface.fr.
- 02/07/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Le chiffre d’affaires des TPE à la loupe
Comme chaque année, la Fédération française des centres de gestion agréés fait le point sur le chiffre d’affaires réalisé par les TPE. 56 professions sont passées au crible, commerce, artisanat et services inclus.
Secteur par secteur, profession par profession, toutes activités confondues, en 2008, le CA des petites entreprises enregistre une progression de seulement 0,6 %. En 2007, ce chiffre était de 3 %, soit un taux d’accroissement de l’activité en recul important : -2,4 %.
Sur 12 secteurs analysés, 6 sont en régression et 3 connaissent une hausse d’activité de moins de 1 %. Seul l’artisanat du bâtiment tire son épingle du jeu avec une croissance de 4,4 %.
Le commerce de détail alimentaire connaît une hausse de CA de 2 % et les métiers de la santé une hausse de 1,2 %.
Les métiers en progression
Les entreprises de travaux publics enregistrent la plus forte progression du secteur du bâtiment. La fin de l’année 2007 avait été très dure (avec un CA en baisse de 6,8 %) mais le retour à une activité en croissance est bien là en 2008 avec une hausse de 8,7 %.
Les plombiers chauffagistes affichent eux aussi de très bons résultats avec une hausse de 7,7 %, soit trois fois plus qu’en 2007.
Du côté des électriciens, la hausse est de 5,9 %, un bon chiffre… Mais en net recul par rapport à la progression de 2007 (8,5 %), ce qui montre que, même s’ils sont touchés par la crise, ces professionnels s’en sortent plutôt bien.
Parmi les autres professions qui résistent à la crise, cette étude fait ressortir les crémiers fromagers (+2,4 % de croissance), les entreprises de vente et de réparation automobile (2,3 %), les tabacs-journaux-jeux (2 %), les bouchers charcutiers (2,1 %) et les prothésistes dentaires (1,4 %).
Les secteurs en difficulté
De manière assez logique, face à la crise, les lanternes rouges sont les agences immobilières, qui enregistrent une baisse de 14 % de leur chiffre d’affaires. Selon Orpi Immobilier, ce sont ainsi 3 000 à 3 500 agences qui risquent de fermer leurs portes cette année.
Les magasins de bricolage aussi connaissent des temps difficiles, car pris en tenaille entre les grandes surfaces et les chaines spécialisées, ce qui explique une perte de chiffre d’affaires de 9,6 %.
3e gros perdant, les commerces de vaissellerie, avec une baisse de leur CA de 8,4 %. Cette chute, déjà amorcée les années précédentes, se poursuit donc. Là encore, des victimes d’un positionnement difficile à trouver face à la grande distribution et aux grandes enseignes de décoration.
En outre, certains professionnels du bâtiment subissent aussi le ralentissement de l'économie. Pour les carreleurs, les temps sont durs. Leur CA a en effet baissé de 3,8 % en 2008 et leurs carnets de commandes ne cessent de se vider. Ce secteur apparait ainsi très sensible au retournement de tendance.
Enfin, les transporteurs de marchandises, qui avaient connu une excellente année 2007 (+10,8 %), sont particulièrement touchés par le ralentissement économique avec une baisse de leur CA de 0,1 %. Plus de 40 000 emplois pourraient disparaître selon la Fédération nationale de transport routier.
- 18/05/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Un « tiers de confiance » pour financer votre création d’entreprise
Si le dispositif de médiation du crédit a fait ses preuves dans le règlement des problèmes de financement des PME, il pouvait sembler plus difficile d'accès pour les porteurs de projet que pour les chefs de PME déjà installées. C'est pour pallier à cette difficulté que Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé des PME, et René Ricol, le médiateur du crédit, ont signé la Charte des tiers de confiance de la Médiation pour la création et la reprise d'entreprises, le 30 avril 2009.
Cette charte engage les principaux réseaux professionnels d'accompagnement (APCE, Adie, CRA, France Active, France Initiative, le Réseau des Boutiques de gestion, le Réseau Entreprendre, l'Union des Couveuses). Ceux-ci deviennent ainsi les nouveaux « Tiers de Confiance de la Médiation » pour un appui individualisé et de proximité aux porteurs de projet confrontés à des difficultés de financement.
Ces tiers de confiance sont à la disposition des porteurs de projet qui rencontrent des difficultés de financement par les banques. Ils interviennent en amont de la médiation, mais ne se substituent pas au Médiateur du crédit. Leurs missions :
- accueillir les porteurs de projet de création et de reprise d'entreprises qui rencontrent des difficultés de financement,
- étudier le projet et donner un avis qualifié au créateur/repreneur sur sa pertinence et sa viabilité,
- mettre en œuvre les outils dont ils disposent pour trouver la meilleure solution dans l'intérêt du créateur/repreneur,
- et, si besoin est, aider le porteur de projet à déposer un dossier de médiation.
Depuis le 30 avril, tout porteur de projet confronté à des difficultés de financement peut désormais obtenir, sur simple appel téléphonique au 0 810 00 12 10, les informations nécessaires et les coordonnées dans son département des Tiers de Confiance de la Médiation pour la création et la reprise d'entreprise.
Pour en savoir plus : http://www.mediateurducredit.fr.
- 18/05/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Planète PME : un salon et un concours rien que pour vous
Chefs d’entreprise ou futurs créateurs, le salon Planète PME est un rendez-vous incontournable pour toutes les PME. Pour sa 7e édition, qui se tiendra le 16 juin prochain à Paris, voici d’ores et déjà les principaux temps forts et nouveautés.
- Une séance plénière « Soyons inventifs pour préparer la sortie de crise ». Faire face et préparer la sorte de la crise, telle est la préoccupation de l’ensemble des participants à Planète PME. À partir des résultats de la consultation nationale, la séance plénière propose une réflexion concrète sur les solutions à développer pour faire face aux bouleversements de l’économie mondiale : financement, internationalisation, politique de l’emploi des PME.
- Planète numérique. Grâce à la présence d’acteurs majeurs du secteur, l’espace permettra aux visiteurs de s’approprier l’utilisation des technologies numériques indispensables à la croissance. Des ateliers et conférences seront proposés selon 5 thématiques : équipements informatiques et bureautiques, logiciels et progiciels, réseaux et telecoms, service internet et sécurité.
- Planète Business Vert. Parrainé par l’ADEME, Planète Business Vert doit permettre aux PME d’appréhender les enjeux du développement durable et ses répercussions sur l’entreprise. Il présentera également les solutions et les opportunités liées à ce domaine.
- Planète Innovation. L’espace proposera un parcours d’ateliers et de conférences afin de donner aux entreprises les premières clés de l’innovation. Le tout selon 5 grandes thématiques, la propriété intellectuelle, la recherche partenariale, le financement, la formation et l’accès à la première commande.
- Un espace politiques publiques. De la LME au Plan de relance, bien des choses ont changé pour les PME en termes notamment de financement ou de fiscalité. Pour décrypter la nouvelle donne, pour renseigner et informer les patrons présents, un espace politiques publiques est créé avec le MINEFE, pour toutes questions et consultations auprès de ses services, et l'Ordre des Experts-comptables qui organise un cycle de conférences sur les modifications de l'environnement réglementaire, fiscal, social et financier des PME.
- Le Village International - Classe Export. Un rendez-vous pour toutes les PME intéressées par l’export : conférences, rencontres d’affaires, consultations individuelles, présence de prestataires. Invités : les pays d’Europe Centrale et Orientale.
Les Planètes d’Or, concours de la galaxie PME
Dans le cadre de ce salon, un grand concours, les Planètes d’or, est également lancé. Ce concours s’adresse aux entreprises estimant s’être distinguées dans une des catégories suivantes :
Planète d’Or de la Formation professionnelle
Planète d’Or de l’Emploi
Planète d’Or de la Croissance
Planète d’Or du Développement à l'international
Planète d’Or de l’Artisanat
Planète d’Or de la PME Numérique
Chaque catégorie est parrainée par un partenaire de poids : Agefos PME, Pôle Emploi, Coface, Ubifrance, AG2R et Microsoft.
Selon ces catégories, les PME participantes doivent remettre leur dossier de candidature le 15 et le 29 mai.
La remise des prix se fera le 16 juin prochain, lors de Planète PME. Elle sera l’occasion pour le lauréat de raconter l’itinéraire de son entreprise : ses choix, les risques pris, les chemins du succès… et pour le partenaire d’expliquer pourquoi cet itinéraire lui semble exemplaire sur la thématique retenue.
Les lauréats des Planètes d’Or bénéficieront d’une campagne de relations presse événementielle.
Programme et dossiers de candidature sur www.planetepme.org.
- 12/05/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Planète PME : patrons, exprimez-vous !
Le 16 juin prochain se tiendra un des grands rendez-vous des PME : Planète PME, organisé par la CGPME (Confédération nationale des PME).
En avant-première, les organisateurs lancent une consultation nationale et publient un sondage permettant de prendre le pouls des PME en France face à la crise.
Du sondage, il ressort que 55 % des patrons considèrent que leur entreprise résiste à la crise. Parmi les 45 % qui rencontrent aujourd’hui des difficultés, 31 % font face à un ralentissement sans menace pour la continuité de leur société, alors que 14 % craignent pour la survie de leur entreprise.
L’enquête montre que tous les secteurs d’activité sont désormais touchés. Les TPE, comme les PME, souffrent, mais ce sont toutefois les PME du secteur industriel et les PME de 10 à 249 salariés qui semblent les plus affectées : plus de deux dirigeants dans le secteur de l’industrie sur dix (21 %) estiment la survie de leur entreprise menacée. Au total, 53 % d’entre eux rencontrent des difficultés. De même, 54 % des patrons de PME de 50 à 199 salariés et 65 % de 200 à 249 sont confrontés à une baisse d’activité.
28 % des patrons déclarent que leur rémunération sera revue à la baisse. C’est encore plus le cas dans les secteurs de l’industrie (37 %) et des services (31 %).
Selon Jean-François Roubaud, Président de la CGPME, « ces chiffres reflètent l’inquiétude exprimée sur le terrain par nos PME industrielles. (…) Il est à cet égard, et dans le contexte actuel, particulièrement frappant d’observer que près d’un tiers des chefs d’entreprise de PME envisagent de baisser leur rémunération. Au-delà des soucis commerciaux cités en premier par les PME dans cette enquête, les difficultés à recruter du personnel demeurent un problème structurel important de notre économie. On sait combien coûte le traitement social du chômage, il serait bien de savoir combien coûte à notre économie l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi ! Sur la question de l’emploi, il est important de rappeler ce que la CGPME souligne depuis des années : dans les TPE et PME, l’emploi est la dernière des variables d’ajustement. Les patrons ne se séparent qu’en dernier recours de leurs salariés. »
Forte de ce constat, la CGPME lance une consultation nationale auprès des patrons de PMI-PME.
Son objectif ? Comprendre comment les entreprises vivent la situation, recueillir leurs attentes, besoins, interrogations, et relayer les actions et solutions qu’elles proposent.
Cette enquête nationale, baptisée « Patrons de PME, soyez les acteurs de la relance », a été lancée le 27 avril via le réseau des adhérents : 121 unions territoriales, 220 fédérations professionnelles, et leurs partenaires. Les dirigeants de PME sont invités à répondre sur www.planetepme.org ou www.cgpme.fr.
Cette consultation permettra à la CGPME d’élaborer des propositions qu’elle portera auprès des pouvoirs publics à l’occasion de Planète PME, le 16 juin prochain. Une opportunité pour faire entendre votre voix !
- 12/05/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Experts-comptables : objectif relance !
Partenaires au quotidien des chefs d’entreprise, les experts-comptables se sont penchés sur la santé des PME.
Les résultats de la 12e vague du baromètre Santé des TPE PME réalisé par TNS SOFRES pour le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables (CSOEC) confirment que les entreprises sortent affaiblies de l'année 2008, en particulier du dernier trimestre. Toutefois on observe par rapport à décembre 2008 un certain regain d’optimisme concernant les perspectives à moyen terme. 10% des TPE craignent de ne pas passer le prochain hiver… Cette proportion peut dépasser 20% pour les TPE nouvellement créées. De plus, 1 PME sur 5 a déjà réduit ses effectifs.
Cette tendance morose n'empêche pas les PME de retrouver un peu le moral et certaines d'entre elles d'imaginer un retournement de situation assez rapide. Près de 50% des TPE et PME interrogées envisagent une sortie de crise avant la fin de l’année 2010. 59% des chefs de PME se disent optimistes sur les perspectives à un an de leur entreprise ; 23% des chefs d’entreprise (PME et TPE confondues) estiment par ailleurs que leur chiffre d’affaires sera plutôt en hausse dans les trois prochains mois. Mais cela n'est pas encore annonciateur d'une amélioration de l'emploi. Là où on espère accroître l'activité, ce sera avant tout par des gains de productivité.
Dans ce contexte, la profession d'expert-comptable a décidé de se mobiliser au chevet des TPE et PME. Le CSOE (Conseil supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables) a ainsi dessiné un plan d’actions destiné à lutter contre la crise, en étant au plus près des entrepreneurs.
- En oeuvrant pour le renforcement des fonds propres afin de sécuriser les fondamentaux ; travail rendu possible grâce au partenariat avec Oséo
- En facilitant l'accès à la commande publique, réponse à la crise pour concourir à augmenter le CA des entreprises : réseau commande publique
- En mettant en place des protocoles de détection - le plus en amont possible - de codes d'alertes professionnelles adaptés aux TPE et PME pour anticiper les dépôts de bilan.
- En s’engageant à mettre en place un système rendant possible la prise en charge des honoraires de conseil, en période de difficulté, voire de crise.
Par ailleurs, une journée portes ouvertes sera organisée au mois de juin dans les 22 conseils régionaux et dans les cabinets qui souhaiteront s'associer à cette opération d’envergure nationale.
Autre action, la mise en ligne d’un chat sur le site internet du Conseil Supérieur. Cet espace de dialogue permettra aux chefs d’entreprise de poser leurs questions et de bénéficier de réponses d’experts.
En outre, la profession souhaite élaborer un outil de diagnostic simple permettant de mesurer les difficultés de trésorerie rencontrées par l’entreprise de sorte que la simple présentation à son banquier de cet outil lui permette d’accéder rapidement aux concours dont elle a besoin dans la mesure où ceux-ci ne dépassent pas 20 000 euros.
Enfin, des groupes d’intervention réunissant des grands donneurs d’ordre assistés des experts comptables seront mis en place afin d’apporter un soutien à leurs sous-traitants, dans les principales régions (Nord Pas de Calais, Paris Ile-de-France, Lyon Rhône Alpes, Paca).
- 22/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Concours : Cré’Acc, un tremplin pour les créateurs
« Cré'ACC », pour Créez Accompagné… Un nom fort bien choisi pour cet incontournable des concours à la création. Il offre en effet des opportunités non seulement pour se lancer dans l'aventure de la création mais aussi pour bénéficier de conseils d'experts... et se faire connaître.
L'an dernier, l'édition Cré'Acc avait permis de faire sortir du lot des projets variés mais toujours originaux et plein de talents.
Serait-ce votre tour en 2009 ?
Pour concourir, vous devez tout d'abord vous inscrire, jusqu'au 1er juin, sur le site www.creacc.com.
Cré'ACC est exclusivement réservé aux créateurs dans la phase précédant l'immatriculation de leur entreprise ou l'ayant créée depuis moins de 6 mois.
En 2009, Cré'ACC récompensera les catégories suivantes :
- « jeune », candidat de moins de 30 ans,
- « au féminin »,
- « deuxième vie professionnelle »,
- « innovante »,
- « entreprise de - de 6 mois »,
- « coup de cœur du Jury »,
- « étudiants ».
Votre dossier de candidature comporte deux parties :
- 1re partie : Présentation synthétique du projet et de son ou ses fondateur(s),
- 2e partie : Éléments financiers du projet (plan de financement initial et compte de résultat prévisionnel).
Il sera étudié, dans un premier temps, par des experts-comptables puis, si votre projet est viable, il fera l'objet d'une délibération devant un jury composé des partenaires du concours Cré'ACC.
En fonction du lieu d'installation de votre future entreprise ou de votre entreprise de moins de 6 mois, vous participez peut-être d'abord à un des différents concours régionaux.
- Régions organisatrices de concours régionaux : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Lille Nord Pas-de-Calais, Montpellier, Paris Île-de-France, Rhône-Alpes et Toulouse-Midi-Pyrénées.
Les porteurs de projet ne résidant pas dans une de ces régions concourent directement à l'édition nationale.
Signe de la qualité de ce concours : les organisateurs ! Car ce concours est en effet porté par l'Ordre des experts-comptables et l'Agence pour la Création d'Entreprises (APCE).
Pour cette 7e édition, les organisateurs et partenaires proposeront des services et prestations de conseil aux lauréats avec la remise d'un chéquier-conseil à valoir sur les services, les produits ou les prestations proposés par les partenaires.
En région parisienne, les lauréats pourront en outre devenir membres du club Cré'ACC Paris Ile-de-France, lancé en 2007, qui réunit les anciens lauréats, les fondateurs et les partenaires (www.clubcreacc-idf.fr), une véritable communauté de créateurs d'entreprise qui se retrouvent régulièrement et animent le blog mis à leur disposition par l'Ordre des experts-comptables région Paris Ile-de-France.
- 20/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Caravane des entrepreneurs : la création vient à vous
Du 21 avril au 3 octobre, la Caravane des Entrepreneurs va sillonner la France. Son objectif ? Conseiller les créateurs d’entreprises. Ce pôle itinérant d’expertise s’adresse aux créateurs et repreneurs d’entreprise à la recherche de conseils.
Pour sa sixième édition, la Caravane sillonnera la France et la Belgique (60 villes en tout). Dans ces espaces itinérants, les visiteurs y trouveront des experts et des spécialistes locaux de l’entrepreneuriat et de la transmission : création, reprise, franchise, développement, transmission d’entreprises. Chacun de ces experts recevra les visiteurs dans un espace conseil. Comptabilité, droit, couverture sociale, étude de marché… : vous pourrez y poser de nombreuses questions. Un conseil : venez avec des documents précis sur votre projet, car cela permettra d’aller à l’essentiel plus vite.
Ces rencontres individuelles seront complétées par des conférences (« Réussir à financer vos projets », « L’auto-entrepreneur en pratique » et « Préserver la bonne santé de votre entreprise ») ainsi que par des modules de formations vidéo sur la vie de l’entreprise.
Pour connaître les dates de passage dans votre ville : www.caravanedesentrepreneurs.com
- 10/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Médiation du crédit : vers un début d’amélioration ?
Lors d’une interview donnée sur Europe 1, René Ricol, le médiateur du crédit, déclarait : "Ce que je constate, c'est que les dossiers qui viennent chez moi en médiation sont moins nombreux, un peu moins nombreux, et c'est bon signe. (…) La bonne nouvelle, c'est qu'on voit qu'il y a un début de reprise" a-t-il affirmé.
Pour autant, René Ricol ne chôme pas ! La médiation du crédit, destinée à aider les entreprises en prise avec la tourmente de la crise, vient en effet de dresser son dernier bilan. Fin mars, 1,5 milliards d’encours de crédit avaient ainsi été traités depuis le lancement du dispositif en novembre 2008.
Au total, 8734 entreprises ont saisies le médiateur du crédit et 89 % des dossiers déposés ont été acceptés. Sur ce total, 4994 dossiers ont été traités et clos, avec un taux de médiation réussie de 65 %. Grâce à ce dispositif, 3228 entreprises ont pu voir leur activité confortée et 68 365 emplois préservés.
Dans le détail, les difficultés rencontrées par les entreprises sont sans surprise liées à des problèmes de crédit bancaire (72 %). 547 dossiers concernent exclusivement les sociétés d’assurance ou d’affacturage : un chiffre qui ne cesse de croître puisque les saisines concernant des problèmes d’assurance crédit ont augmenté de 68 % par rapport à février.
Les entreprises ayant recours à la médiation du crédit sont à 94 % des TPE et PME de moins de 50 salariés. En outre, les PME du secteur des services (31 %) du commerce (30 %) et du BTP (21 %) sont les plus touchées.
Les dossiers déposés portent sur des encours de crédit inférieur à 50 000 euros dans 61 % des cas.
C’est dans ce contexte que René Ricol a signé, le 6 avril dernier, une convention de partenariat avec les acteurs du capital-investissement. Cette convention vise à accélérer le niveau général des investissements dans les entreprises implantées en France, en particulier pour les fonds ouvrant droit à l’exonération de l’ISF. Elle a également pour but de permettre d’organiser et faciliter la rencontre des entreprises à potentiel de croissance et d’emplois suivies en médiation avec les acteurs du capital investissement.
Pour en savoir plus : www.mediateurducredit.fr
- 10/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
L’Union des Auto-entrepreneurs lancée par Hervé Novelli
Conseiller, répondre aux questions et accompagner les auto-entrepreneurs : tels sont les objectifs de la toute nouvelle Union des Auto-entrepreneurs (UAE) lancée officiellement par François Hurel, auteur du rapport sur ce statut, et Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat et des PME.
Alors que le statut d'auto-entrepreneur connaît un succès croissant (138 000 inscrits début avril) et que les prévisions sont passées de 200 000 à 300 000 auto-entrepreneurs d'ici la fin 2009, la création d'un outil pour fédérer et guider ces nouveaux entrepreneurs s'imposait. Car la grande souplesse et la liberté de ce statut ont en effet pour contre-partie la nécessité d'un accompagnement précis.
« C'est un outil indispensable pour que les auto-entrepreneurs se reconnaissent et soient reconnus », a souligné Hervé Novelli.
L'Union des Auto-entrepreneurs couvre 4 objectifs principaux :
- promouvoir et défendre le régime d'auto-entrepreneur
- créer la communauté des auto-entrepreneurs
- valoriser leur professionnalisme
- contribuer au développement de l'activité de chaque auto-entrepreneur
Pour ce faire, dans un premier temps, un site internet (www.union-autoentrepreneur.com) est en ligne depuis le 8 avril. Sur ce site, les auto-entrepreneurs trouveront de nombreuses informations et des réponses à leurs questions. Ils pourront en outre adhérer à la Charte des Auto-entrepreneurs. Celle-ci doit permettre aux auto-entrepreneurs "d'affirmer la conformité règlementaire de leur situation et leur professionnalisme" et aux clients de "disposer de garanties de compétences et de déontologie".
L'adhésion à l'UAE est entièrement gratuite.
Adhérer à l'UAE aura un autre avantage : permettre aux auto-entrepreneurs de bénéficier de services. En effet, l'UAE souhaite signer des conventions avec des banques, des assurances et des réseaux, comme la CCI, afin d'offrir des prestations sur-mesure (financement, assurance, formation).
D'ici 1 à 2 mois, un second site internet verra le jour. Celui-ci, tourné vers les services à la communauté des auto-entrepreneurs, proposera notamment un annuaire où les professionnels adhérant à la Charte pourront se faire connaître et ainsi mieux communiquer auprès de leurs clients.
Enfin, dans les mois à venir, des bulletins d'informations spécifiques, un baromètre et même un Salon des auto-entrepreneurs verront le jour. Pas de doute, ce statut va occuper le devant de la scène entrepreneuriale pendant encore longtemps !
- 09/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Auto-entrepreneur : extension des droits pour les chômeurs
Cumuler la souplesse du statut d’auto-entrepreneur avec les avantages de l’Accre (Aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise), cela sera possible à partir du 1 er mai 2009. Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services, viennent de l’annoncer.
Cette mesure, qui sera votée dans les prochains jours, vise à répondre aux besoins des créateurs d’entreprise, qui sont dans près d’un cas sur deux des demandeurs d’emploi.
En effet, jusqu’à présent, les chômeurs créant leur entreprise et optant pour le statut d’auto-entrepreneur devaient renoncer au bénéfice de l’Accre
Désormais, à compter du 1er mai, ils pourront cumuler les deux, c’est-à-dire être exonérés de cotisations sociales au cours de la première année d’activité, puis, dans certaines conditions, jusqu’à la troisième année.
Les demandeurs d’emploi auto-entrepreneurs éligibles à l’ACCRE bénéficieront ainsi d’un taux égal au quart du taux de prélèvement social normal la première année, à la moitié du taux normal la deuxième année, et aux trois quarts du taux normal la troisième année. A partir de la quatrième année, le demandeur d’emploi rentrera dans le droit commun de l’auto-entrepreneur. Cette mesure concerne le prélèvement social forfaitaire, le taux forfaitaire fiscal restant inchangé. Elle s’appliquera dans les limites de chiffres d’affaires du régime de l’auto-entrepreneur (80 000 euros pour les activités de commerce, 32 000 euros dans les services), avec régularisation en cas de dépassement. Les plafonds spécifiques de l’ACCRE sont donc portés pour les demandeurs d’emploi concernés au niveau de ceux du régime de l’auto-entrepreneur.
- 06/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
48 % des dirigeants de PME restreignent leurs investissements !
Oui, la crise frappe de plein fouet les entreprises. Et notamment les PME, celles dont on parle le moins. C’est le constat du premier baromètre de KPMG et de la CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME.
Les chefs d’entreprise redoutent à 80 % un durcissement important de l’accès au crédit pour les entreprises en France et à 35 % un durcissement très important. (contre 19 % des PME en mars 2008 et 25 % en septembre 2008).
Cette crainte est d’autant plus vive que ces petites entreprises affichent des besoins de financements. 63 % des PME ont besoin d’au moins un financement, que ce soit pour garantir au quotidien leur trésorerie d’exploitation (34 %) ou pour des investissements (36 %).
Conséquence : pour faire face à la crise, 48 % des dirigeants de PME restreignent leurs investissements et réduisent d’eux-mêmes leurs demandes de crédits...
En parallèle, un tiers des PME sont déjà impactées directement par ce durcissement.
Un dirigeant sur trois affirme avoir subi un impact négatif important sur ses propres conditions d’accès au crédit, notamment dans le BTP. Et ce sont les plus grandes entreprises (de 100 à 500 salariés) qui sont les moins touchées (26 %).
Parmi les difficultés les plus courantes, les financements à taux ou frais élevés ou des enveloppes plus faibles que souhaitées (40 %). Viennent ensuite des demandes de garanties (cautions) ou de cofinancements (34 %), des demandes de garanties supplémentaires (26 %), des délais d’acceptation beaucoup plus longs (23 %) et une réduction de leurs crédits et facilités de trésorerie (18 %).
Revers de bâton : 49 % des PME se déclarent prêtes à examiner les conditions d’autres banques et 28 % à changer de banque principale ou à travailler avec plus d’établissements financiers ! 2009 promet donc de nombreux bouleversements dans la gestion des entreprises… et des banques.
- 02/04/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
Gel des salaires : 82 % des dirigeants l'envisagent pour 2009
Dans un contexte de crise, la plupart des entreprises ont du mettre en place des mesures d'économie. Gel des investissements, mais aussi des salaires sont les mesures les plus fréquentes.
Une enquête menée par SVP auprès de 721 dirigeants de PME-PMI fait le point sur ces politiques de rémunération.
Ainsi, 82 % des dirigeants envisagent de geler ou limiter les augmentations en 2009.
En revanche, les résultats sont bien différents lorsque la question des rémunérations est posée sans référence à la crise. Dans ce cas, 38 % des personnes interrogées projettent de réaliser des augmentations collectives en 2009 et 48,96 % ne l'envisagent pas (13,04 % ne se prononcent pas). Sur la question des augmentations individuelles, les décideurs envisagent majoritairement d'y recourir pour 80 %d'entre eux. Preuve qu'un « gel des salaires » global semble une stratégie de management difficile à tenir.
Par ailleurs, sur l'ensemble des sondés, 33 % projettent une augmentation de leur masse salariale, 33 % une diminution et 28,5 % une stabilité (5,5% ne se prononcent pas). Cependant, ces chiffres varient en fonction des secteurs d'activités : les dirigeants du secteur de l'industrie (40,38 %) prévoient une diminution de leurs effectifs ; ceux du secteur du commerce (39,05 %) se prononcent majoritairement sur une stabilité de leurs effectifs en 2009 ; et ceux du secteur des services sont plus optimistes puisque 38,82 % pensent augmenter leur masse salariale en 2009.
Dernier point : 73,4 % des dirigeants ne prévoient pas de rémunération complémentaire en 2009 au titre de l'épargne salariale et ce même si les résultats de l'entreprise sont constants.
Dans ce contexte, face à la proposition de Nicolas Sarkozy de partager les bénéficies en trois tiers (à répartir entre les actionnaires, les salariés et l'entreprise), 61,2 % des dirigeants pensent qu'il s'agit d'une mesure utile pour soutenir la consommation et 63 % la trouvent juste et équitable. Un plébiscite ? Pas vraiment, puisque près de la moitié des dirigeants trouvent cette mesure irréaliste ! Selon eux, elle irait à l'encontre de la vocation d'une entreprise à se développer et donc à préserver ses capacités d'investissements.
Interrogés sur une possible augmentation de la rémunération des salariés au cours de l'année 2009 au titre des dispositifs d'épargne salariale (participation, intéressement…), les dirigeants répondent majoritairement (73,4 %) qu'elle n'est pas envisagée même si les résultats de l'entreprise sont constants. Seuls 11,5 % des sondés la prévoit et 15,1% ne se prononcent pas.
Ces chiffres peuvent paraître surprenants au regard de la loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail * (dispositif d'intéressement revalorisé, régime de participation libéralisé, prime exceptionnelle plafonnée…) pour soutenir le pouvoir d'achat. Mais ils semblent représentatifs du véritable casse-tête des dirigeants : face à la crise, comment réduire les coûts tout en préservant son activité et donc sa force de travail ?
- 30/03/2009 - © Copyright SID Presse - 2009
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